Deuxième partie
Notre organisation poursuit sa série d’enquêtes consacrée au fonctionnement de l’Assemblée nationale du Burundi et aux pratiques de gouvernance qui y prévaudraient.
Dans une première publication diffusée le 30 juin 2026, nous révélions que le président de l’Assemblée nationale, Gélase Daniel NDABIRABE, avait recruté son fils, HANGAMA God-Aël Jemy, alors élève du post-fondamental, avant de le nommer responsable de son intendance. Selon nos informations, cette décision avait suscité de nombreuses critiques, sans toutefois être remise en cause.
Cette deuxième partie porte sur les démarches que Gélase Daniel NDABIRABE aurait entreprises pour faire accéder son ex-épouse, NIYONKURU Joy, à des fonctions de responsabilité.
Une tentative de nomination à l’Assemblée nationale
Selon les informations recueillies par notre organisation, NIYONKURU Joy, avec qui Gélase Daniel NDABIRABE a eu son premier enfant, occupe actuellement les fonctions de directrice des ressources humaines au ministère de la Santé.
Nos informations indiquent que, peu après l’installation de la nouvelle Assemblée nationale en juillet 2025, Gélase Daniel NDABIRABE aurait entrepris de placer plusieurs de ses proches à des postes stratégiques au sein de cette institution.
Il aurait d’abord tenté de faire nommer son ex-épouse au poste de responsable de l’intendance de l’Assemblée nationale. Ce projet aurait toutefois été abandonné après que certains de ses proches collaborateurs lui eurent fait savoir qu’une telle nomination risquait de porter atteinte à l’image de l’institution.
Selon nos informations, il aurait ensuite obtenu sa nomination au poste de conseillère principale chargée des affaires sociales. Cette nomination aurait cependant été de courte durée, plusieurs cadres du CNDD-FDD lui ayant, selon nos informations, fait part de leurs réserves, estimant qu’elle risquait de susciter de vives critiques, y compris au sein du parti.
Des démarches ayant conduit à son affectation au ministère de la Santé
À la suite de ces contestations, Gélase Daniel NDABIRABE aurait entrepris des démarches afin que NIYONKURU Joy soit affectée au ministère de la Santé. Selon les informations recueillies par notre organisation, ces démarches auraient abouti à son intégration au cabinet du ministre.
En novembre 2025, NIYONKURU Joy a été nommée directrice des ressources humaines du ministère de la Santé par le décret présidentiel n° 100/082 du 11 novembre 2025. Elle occupe toujours ces fonctions.
Selon les informations recueillies par notre organisation, ces différentes démarches continuent d’alimenter un profond malaise parmi plusieurs députés, qui dénonceraient une gouvernance fortement personnalisée et une tendance à favoriser les proches du président de l’Assemblée nationale dans l’accès à des fonctions de responsabilité.
Notre organisation poursuivra cette série d’enquêtes afin de mettre en lumière d’autres éléments relatifs à la gestion de cette institution.
Avant la publication de cette enquête, nous avons tenté à plusieurs reprises de joindre Gélase Daniel NDABIRABE afin de recueillir sa version des faits. Malgré nos appels téléphoniques et un message qui lui a été adressé via WhatsApp, il n’a donné aucune suite à nos sollicitations.