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Décès du caporal HATUNGIMANA Albert après des violences au camp de Mabanda. Nous réclamons justice.

Le caporal HATUNGIMANA Albert, militaire burundais matricule HR 19568/56182, est décédé ce 27 avril 2026 des suites de violences qu’il aurait subies au camp militaire de Mabanda. Originaire de la colline Kirehe, commune Kabarore, province de Kayanza (actuellement commune Kayanza, province de Butanyerera), il servait au Centre d’instruction 2 de Mabanda, hébergé au sein du Bataillon Support de la 4ᵉ Division (camp Mabanda).

Selon les informations recueillies, les faits remontent au 22 avril 2026, lorsque le caporal HATUNGIMANA s’est rendu au centre de Mabanda pour se détendre. Après avoir consommé de l’alcool, il serait entré dans une boutique où une altercation a éclaté avec des civils présents, qui l’accusaient de les avoir bousculés. Dans la précipitation, ces derniers ont quitté les lieux sans payer leurs boissons (quatre jus), tandis qu’environ trois kilogrammes de riz ont été renversés dans la boutique.

Des policiers intervenus sur place ont procédé à son arrestation et l’ont placé en détention afin de lui permettre de retrouver ses esprits. Le lendemain, 23 avril 2026, une fois dégrisé, il a été informé des dégâts causés et a remboursé le riz ainsi que les boissons non payées. Il a ensuite été libéré par la police et est retourné au camp militaire, où il a été placé en détention disciplinaire au « corps de garde ».

C’est à ce moment que la situation aurait dégénéré. Le commandant adjoint du camp de Mabanda, le major MANIRAKIZA Gilbert, surnommé KIBOGOYE (matricule SS1093), aurait ordonné à ses subordonnés de le battre. Le caporal HATUNGIMANA aurait été violemment frappé, jusqu’à perdre connaissance et à présenter des saignements importants.

Face à la dégradation de son état de santé, il a été transféré le 24 avril 2026 à l’infirmerie du camp, puis à l’hôpital de Makamba. Malgré les soins prodigués, il n’a pas survécu et est décédé aujourd’hui, 27 avril 2026, dans l’après-midi.

Sa mort suscite une vive émotion parmi ses collègues, qui demandent que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce décès. Ils appellent à ce que le major MANIRAKIZA Gilbert soit traduit en justice afin de répondre de ces faits, soulignant que les sanctions disciplinaires ne sauraient en aucun cas justifier des violences ayant conduit à la mort d’un militaire.

Notre organisation se joint à cet appel et exige que justice soit rendue, dans le respect des lois et des droits humains, afin que de tels actes ne restent pas impunis.

 

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