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Permis de conduire : les citoyens pris en otage depuis près de cinq ans

Comment un pays peut-il rester près de cinq ans sans être en mesure de délivrer normalement des permis de conduire à ses citoyens ? Qu’est-ce qui explique cette situation ? Et surtout, jusqu’où ira-t-elle ?

Depuis plusieurs années, de nombreux Burundais se heurtent à d’importantes difficultés pour obtenir ou renouveler leur permis de conduire. Au sein de la Police spéciale de roulage (PSR), chargée de la délivrance de ces documents et dirigée par le colonel de police CITEGETSE Étienne, cette situation perdure, suscitant incompréhension et mécontentement parmi les usagers.

Qu’ils soient de nouveaux candidats ou qu’ils cherchent à renouveler un permis déjà détenu, les citoyens se voient remettre des documents provisoires, dans l’attente de la délivrance de leurs permis définitifs.

Dans un premier temps, cette situation avait été expliquée par une pénurie de matériel nécessaire à la fabrication des permis. Mais alors que les autorités ont récemment annoncé que le matériel attendu avait finalement été réceptionné, les permis continuent de se faire attendre, sans échéance claire communiquée aux usagers.

Plus préoccupant encore, certains citoyens font état de pratiques présumées de corruption dans le processus de délivrance des rares permis qui seraient disponibles. Ces allégations, qui nécessitent des vérifications par les autorités compétentes, alimentent davantage le sentiment d’injustice, d’opacité et de frustration parmi les usagers.

Pendant ce temps, les citoyens restent largement sans réponses satisfaisantes. Ils s’interrogent : pourquoi une procédure administrative aussi essentielle peut-elle rester paralysée pendant plusieurs années ? Qu’est-ce qui bloque réellement la délivrance des permis ? Et quelles mesures concrètes sont prises pour mettre fin à cette situation ?

Cette situation pénalise particulièrement les personnes qui doivent se rendre à l’étranger avec leurs véhicules. Les documents provisoires qui leur sont remis ne permettent pas nécessairement de franchir les frontières, ce qui peut entraîner des difficultés supplémentaires pour les citoyens concernés.

Face à cette situation qui perdure, King Umurundi Freedom appelle les autorités et les institutions compétentes à prendre des mesures urgentes, à expliquer clairement les causes de cette longue interruption et à garantir aux citoyens un service public accessible, transparent, efficace et exempt de toute pratique de corruption.

Les citoyens ont droit à des réponses. Ils ont également droit à des services publics qui fonctionnent.

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