Les habitants de la colline Gatsinda, en zone Gatsinda, commune de Ngozi, province de Butanyerera, dénoncent l’abattage présumé illégal d’une forêt domaniale et réclament des explications urgentes de la part des autorités compétentes.
La forêt concernée est une plantation d’eucalyptus située à l’endroit communément appelé Ku Manga. Elle s’étend sur une superficie estimée à environ 25 hectares. Selon les témoignages recueillis sur place, un groupe d’individus a récemment entrepris de couper ces arbres, une partie étant transportée tandis qu’une autre est utilisée pour la fabrication de charbon de bois.
Les habitants indiquent que ce groupe serait dirigé par MASABARAKIZA Pascal, ancien chef de la zone Gatsinda sous l’ancienne administration et actuellement considéré comme une personnalité influente du parti CNDD-FDD au niveau de la nouvelle commune de Ngozi.
Interpellés par cette situation, des citoyens se sont rendus sur les lieux afin de demander les motifs de cette coupe ainsi que l’autorité ayant délivré l’autorisation. Cependant, aucune réponse claire ne leur a été fournie, ce qui a renforcé leurs soupçons. Ces inquiétudes sont d’autant plus fondées que, par le passé, une tentative similaire d’abattage de cette même forêt avait été menée par M. Masabarakiza en collaboration avec l’ancien administrateur de la commune Mwumba. Cette initiative avait alors été stoppée par l’ancien gouverneur de la province de Ngozi, Désiré Minani, qui avait menacé les auteurs de poursuites judiciaires.
Les habitants estiment aujourd’hui que ce projet aurait été relancé et soupçonnent une exploitation de cette forêt à des fins personnelles. Ils demandent que la situation soit rendue publique et que toute la lumière soit faite sur les responsabilités engagées.

En résumé, les habitants déclarent :
« Nous avons de sérieux soupçons que cette forêt est en train d’être coupée au profit personnel de l’ancien chef de la zone Gatsinda. Il avait déjà planifié de couper cette forêt avec l’ancien administrateur de la commune Mwumba, mais l’ancien gouverneur de la province de Ngozi, Désiré MINANI, les avait avertis que s’ils persistaient, il les ferait immédiatement arrêter. À l’époque, ils avaient pris peur et abandonné. Aujourd’hui, ils semblent avoir repris leur projet. Nous demandons que toute la lumière soit faite. »
Profondément préoccupés, les riverains craignent de perdre une ressource essentielle qui contribuait à leur bien-être et à la protection de leur environnement. Ils ignorent si les nouvelles autorités provinciales de Butanyerera sont informées ou impliquées dans cette opération. C’est pourquoi ils lancent un appel aux instances supérieures afin qu’une enquête soit menée et que des mesures soient prises pour protéger ce patrimoine public, aujourd’hui menacé par une coupe jugée anarchique.