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Un policier fracasse le bras d’un citoyen à coups de bâton. Protégé par sa hiérarchie, il échappe à toute sanction. Les habitants réclament justice.

Pourquoi la violence policière reste-t-elle impunie au Burundi ? Qui protège les bourreaux en uniforme ?

Les faits se sont déroulés le soir du jeudi 10 décembre 2025, sur la colline Muzenga, zone Rutovu, commune Bururi (province Burunga). Gérard CISHAHAYO, 44 ans, veilleur de nuit sur un chantier local surnommé “Mukato”, a été violemment agressé par le policier Philbert IRANKUNDA, AP2, matricule CAP 5212/APN 25113, en poste au commissariat communal.

🔶️ Une violence gratuite et brutale

Vers 19h, alors que la nuit tombe, Gérard utilise la lumière de son téléphone pour s’éclairer. Il croise Philbert IRANKUNDA, qui l’accuse de “l’avoir visé avec sa lampe”. Sans sommation, le policier s’en prend à lui, le rouant de coups à l’aide d’un bâton. Gérard tente de se défendre, mais le policier le frappe au bras avec une telle violence que l’os est fracturé. Il lui confisque également son téléphone.

🔶️ Des voisins alertés, une vie sauvée de justesse

Blessé, Gérard parvient à crier à l’aide. Ses cris alertent les habitants tout proches qui accourent en masse. Leur intervention rapide contraint le policier à fuir, sauvant probablement la vie de Gérard, déjà à terre et en sang. Les voisins le transportent en urgence à l’hôpital. Après plusieurs tentatives locales, il est transféré au Centre Hospitalier de Kibuye (Gitega), où il est encore en soins intensifs.

🔶️ Mensonge et impunité : une stratégie connue

Suite à l’indignation populaire, la hiérarchie policière annonce que le policier sera incarcéré à Bururi. Mais c’est un mensonge. En réalité, Philbert IRANKUNDA est simplement muté vers un autre poste. Aucune enquête, aucune suspension, aucune poursuite. Une stratégie bien connue de camouflage, qui alimente le sentiment d’injustice et d’impunité.

🔶️ Une victime abandonnée, sans moyens de se soigner.

Gérard, modeste veilleur de nuit, n’a ni assurance ni revenu stable. Sa fracture est grave, les soins coûteux, et l’État reste silencieux. Il lutte seul, sans réparation ni aide, alors qu’il a été agressé par un agent de l’État.

L’Organisation King Umurundi Freedom :

– Dénonce fermement cette agression inacceptable ;
– Exige l’arrestation immédiate de Philbert IRANKUNDA et sa traduction devant la justice;
– Demande que Gérard soit soigné et bien suivi

La justice ne peut pas être à deux vitesses. Porter un uniforme ne donne pas le droit de torturer ceux qu’on est censé protéger.

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