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un enlèvement orchestré par un agent du renseignement tourne court grâce à la vigilance des citoyens.

Un citoyen burundais, Hadji Hakizimana, a échappé de justesse à la mort après avoir été enlevé lors d’une opération attribuée à des agents du renseignement. L’affaire met en lumière une pratique inquiétante d’enlèvements ciblés, souvent suivis de pillages, dans un climat d’impunité persistante.

🔶 Un plan minutieusement préparé

Selon les informations recueillies auprès de sources proches de l’enquête, l’enlèvement de Hadji Hakizimana aurait été planifié par le colonel de police NDUWAYO Jean Claver, agent du renseignement affecté à l’aéroport international Melchior Ndadaye. L’objectif présumé de l’opération était de le dépouiller de son argent et de son véhicule.

Hadji Hakizimana est un opérateur économique bien connu à Bujumbura. Il réside au quartier Nyabugete et est propriétaire d’une agence de transport aérien dénommée HGS, située au marché de Sioni.

Dans l’après-midi du 7 août, Jean Claver l’aurait contacté par téléphone, prétextant vouloir lui parler. Les deux hommes auraient convenu d’un rendez-vous en début de soirée, près du stade Intwari, en centre-ville de Bujumbura.

🔶 Le piège se referme près du stade Intwari

Vers 18h30, Hadji Hakizimana arrive sur le lieu du rendez-vous au volant de son véhicule de marque VOX, accompagné de citoyens à qui il avait donné un lift. Sur place, il aperçoit une Probox blanche dans laquelle se trouve Jean Claver. Ce dernier descend du véhicule, salue Hadji et les passagers, donnant l’impression d’une rencontre ordinaire.

Quelques minutes plus tard, un véhicule Double Cabine blanc aux vitres teintées, identifié comme appartenant aux services de renseignement, surgit sur les lieux. Des policiers et deux hommes en tenue civile en descendent, s’emparent brutalement de Hadji, lui passent les menottes, lui bandent les yeux et l’embarquent de force.

🔶 Le courage des citoyens change le cours des événements

Les passagers témoins de la scène comprennent immédiatement qu’il s’agit d’un enlèvement. Refusant de rester passifs, ils encerclent Jean Claver, l’empêchent de reprendre la route et exigent des explications sur le sort réservé à Hadji.

Leur réaction provoque une agitation importante. Les cris attirent l’attention, jusqu’à l’arrivée d’autres policiers. Face à la pression populaire, Jean Claver est arrêté sur place, ainsi que son véhicule, et conduit au Parquet de Bwiza (PJ Bwiza).

Selon nos sources, Hadji avait déjà été transféré dans une maison isolée à Kiriri, dotée d’une cave, un lieu présenté comme étant régulièrement utilisé par certains agents du renseignement pour séquestrer, torturer, voire exécuter des citoyens avant de faire disparaître leurs corps.

🔶 Une libération discrète au cœur de la nuit

Après l’arrestation de Jean Claver, les agents qui détenaient Hadji auraient reçu l’ordre de ne pas attenter à sa vie. Aux environs de 4 heures du matin, Hadji est transporté dans un autre véhicule, toujours les yeux bandés, puis abandonné derrière le stade Intwari.

Il est vivant, mais totalement dépouillé : son argent et les clés de son véhicule ont été volés.

🔶 Une arrestation de façade et de sérieuses inquiétudes

Malgré la gravité des faits, le colonel Jean Claver a été rapidement relâché, une situation que nos sources qualifient d’« arrestation de façade », destinée uniquement à calmer la colère des citoyens. Sa Probox, en revanche, reste immobilisée jusqu’à présent.

Plus inquiétant encore, plusieurs sources affirment que Jean Claver aurait juré de ne pas accepter l’échec de son plan, ce qui fait craindre de sérieuses représailles. Elles appellent les autorités compétentes et les organisations de défense des droits humains à garantir la sécurité de Hadji Hakizimana, désormais exposé à de graves menaces.

« Il est impératif de rendre cette affaire publique. La vie de Hadji est en danger, car ceux qui avaient planifié de le voler et de l’éliminer n’acceptent pas cet échec », confie une source sécuritaire.

🔶 Des zones d’ombre persistantes

Qui est réellement le colonel de police NDUWAYO Jean Claver ?
Quel est son parcours au sein des services de sécurité ?
Pourquoi a-t-il été libéré si rapidement malgré des accusations aussi graves ?

➡️ Ces questions restent sans réponse et feront l’objet de notre prochaine enquête.

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