Le 03 juillet 2023, la délégation du gouvernement burundais s’est retirée brusquement d’une réunion sur les droits humains, organisée par les Nations Unies à Genève, en Suisse.
Dans leur communiqué, la délégation affirme que ce retrait est dû à la participation de Burundais en exil qui défendent les droits humains et documentent les crimes commis par le régime au Burundi.
En réalité, ce geste traduit une peur de la vérité et un refus d’un dialogue inclusif. Le régime continue de rejeter toute voix critique, surtout celles des Burundais en exil qui suivent de près les violations graves des droits humains dans leur pays.
La délégation était conduite par Imelde Sabushimike, actuelle ministre de la Solidarité nationale, souvent critiquée pour son silence face aux exactions du pouvoir.
Ce retrait soudain illustre une fois de plus le mépris du régime burundais pour les mécanismes internationaux de protection des droits humains. Plutôt que de faire face aux réalités et de répondre aux préoccupations légitimes, le gouvernement choisit l’isolement et la fuite en avant.
Les droits humains ne sont pas négociables. Le respect de la dignité humaine, la liberté d’expression, la sécurité des défenseurs des droits et la lutte contre l’impunité sont des piliers fondamentaux d’un État de droit. Le retrait de Genève montre clairement que le régime burundais refuse toute responsabilité dans les violations graves : disparitions forcées, détentions arbitraires, torture, assassinats ciblés et harcèlement des voix dissidentes.
King Umurundi Freedom condamne fermement cette attitude de repli. Nous rappelons que les victimes ont droit à la vérité, à la justice et à la réparation. Il est inacceptable que des gouvernements tentent de museler ceux qui, souvent au péril de leur vie, s’engagent pour la justice et la liberté.
Nous saluons le courage des défenseurs des droits humains, en exil ou au pays, et appelons la communauté internationale à maintenir une pression constante sur le régime du CNDD-FDD afin qu’il respecte ses engagements internationaux.
Nous réaffirmons notre engagement indéfectible à soutenir toutes les initiatives en faveur des droits humains, de la justice transitionnelle et de la mémoire des victimes.
Sans justice, il ne peut y avoir ni paix durable, ni avenir libre pour le peuple burundais.