L’APRODH et la Ligue Burundaise des Droits de l’Homme Iteka ont lancé un programme conjoint consacré aux réalités et aux irrégularités observées dans le traitement des personnes détenues au Burundi.
Intitulé « Les réalités entre les quatre murs de la prison au Burundi », ce programme vise à documenter, épisode après épisode, des situations particulières dans les prisons burundaises afin de sensibiliser les autorités sur la nécessité de privilégier la force de la loi plutôt que la loi de la force.
Le premier épisode est consacré à la libération du Général Alain-Guillaume Bunyoni pour raisons de santé. Son cas soulève des interrogations sur l’égalité devant la loi, notamment au regard de la situation d’autres détenus gravement malades qui continueraient à être privés d’un accès approprié aux soins ou de mesures similaires.
Le programme revient également sur plusieurs cas de détenus qui auraient déjà purgé leurs peines ou auraient été acquittés, mais qui seraient toujours maintenus en prison. Il met ainsi en évidence les questions liées à l’exécution des décisions judiciaires, à la liberté individuelle et au respect des droits fondamentaux.
A travers cette initiative, l’APRODH et la Ligue Iteka formulent également des recommandations à l’endroit des autorités burundaises, de la magistrature, de l’administration pénitentiaire, de la CNIDH, des partenaires internationaux, de la société civile et des médias.
L’objectif est de contribuer à un traitement équitable de tous les détenus, sans discrimination, de garantir l’accès aux soins et de promouvoir le respect de l’État de droit dans les lieux de privation de liberté.
Le programme prévoit également la publication régulière de rapports sur la situation carcérale ainsi que, lorsque cela est nécessaire, des conseils et accompagnements en faveur des détenus les plus vulnérables.