Des commerçants de la commune de Muyinga dénoncent une décision de l’administrateur communal, Amedée MISAGO, qui, selon leurs témoignages, les oblige à quitter leurs lieux habituels de commerce au quartier Mukoni pour exercer leurs activités dans un nouveau marché récemment construit dans une localité communément appelée « Ku rya Karusi », également connue sous le nom de « Kirwati c’Abatwa ».
Ces commerçants, qui exercent principalement dans des boutiques et kiosques situés au centre de la commune, affirment rencontrer des difficultés depuis que l’administration communale aurait décidé de fermer temporairement leurs points de vente et de les orienter vers ce nouveau marché.
Selon les commerçants interrogés, ce marché a été construit par des investisseurs privés. Ils affirment par ailleurs que l’administrateur communal Amedée MISAGO compterait parmi les investisseurs impliqués dans le projet et y disposerait d’une dizaine de locaux commerciaux.
Des boutiques fermées deux jours par semaine
Depuis l’ouverture du nouveau marché, l’administrateur communal aurait demandé aux commerçants installés à Mukoni d’y transférer leurs activités.
Les intéressés disent avoir refusé, estimant qu’ils doivent pouvoir choisir librement le lieu où ils souhaitent exercer leur activité commerciale.
À la suite de ce refus, une mesure aurait été prise prévoyant la fermeture des boutiques et kiosques du quartier Mukoni deux jours par semaine, chaque lundi et jeudi. Durant ces journées, les commerçants ne seraient pas autorisés à exercer leurs activités à Mukoni et seraient invités à se rendre au nouveau marché de « Ku rya Karusi ».
Cette mesure suscite la colère et l’inquiétude des commerçants concernés. Ceux-ci estiment qu’elle constitue une forme de pression et qu’elle risque de porter atteinte à leurs activités ainsi qu’à leurs revenus.
Les commerçants évoquent également un possible conflit d’intérêts, estimant que l’implication présumée de l’administrateur communal dans le projet du nouveau marché soulève des interrogations quant aux motivations de cette mesure.
Ils demandent aux autorités administratives supérieures de se saisir de la situation, d’entendre leurs doléances et de procéder à un réexamen de la décision.
Les commerçants appellent notamment à la suspension de cette mesure, qu’ils jugent préjudiciable à leurs activités et à leurs moyens de subsistance.