Déclaration de la Ligue Iteka
Ligue Iteka alerte sur la persistance de la torture et la détérioration des conditions de détention au Burundi à l’occasion de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture.
Dans sa déclaration du 26 juin 2026, la Ligue dénonce la poursuite des actes de torture physique et psychologique dans les cachots de la police, du Service national des renseignements (SNR) et dans les prisons. Elle souligne qu’en une année, la population carcérale est passée de 11 368 à 12 980 détenus, faisant grimper le taux de surpopulation de 264,7 % à 302,5 %.
Selon la Ligue, cette surpopulation entraîne des conditions de détention inhumaines, marquées par une promiscuité extrême, l’insuffisance alimentaire, un accès limité aux soins de santé et le maintien en détention de personnes ayant déjà purgé leur peine ou bénéficié d’une grâce présidentielle.
La Ligue Iteka appelle les autorités burundaises à prendre des mesures urgentes pour lutter contre la torture, réduire la surpopulation carcérale et garantir le respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté. Elle exhorte également les mécanismes africains et onusiens, ainsi que les partenaires du Burundi, à renforcer leur vigilance et leur soutien en faveur de la protection des droits humains.