Un membre des Imbonerakure a été mortellement poignardé par l’un de ses pairs, dans un contexte de violences graves impliquant l’usage d’une arme blanche, illustrant une nouvelle fois les dérives violentes persistantes au sein de cette structure.
Les faits se sont produits le dimanche 18 janvier 2026, entre 16h et 17h, au centre de Nyamugerera, colline Musigati, zone Musigati, commune de Bubanza, province de Bujumbura.
La victime est identifiée comme IRAKOZE Daniel, âgé de 26 ans, originaire de la colline Musigati.
L’auteur des faits est NDAYIKENGURUKIYE Samuel.
Les deux individus exerçaient des activités de coupe de bois dans les forêts environnantes de Bubanza.
🔶 Éléments circonstanciels.
Selon des informations concordantes recueillies auprès de sources locales, les deux individus consommaient de l’alcool dans un lieu public lorsque un différend verbal a éclaté.
NDAYIKENGURUKIYE Samuel aurait exigé que son interlocuteur se taise. Face au refus de ce dernier, la situation a rapidement dégénéré. L’auteur présumé a alors extrait un couteau dissimulé dans ses vêtements et a porté plusieurs coups violents, atteignant la victime au niveau du thorax, directement au cœur.
IRAKOZE Daniel a succombé sur place à une hémorragie massive, résultant de la gravité et de la profondeur des blessures.
« L’agression a été d’une extrême brutalité. Le couteau a été enfoncé à plusieurs reprises jusqu’à entraîner la mort immédiate de la victime »,
rapporte une source présente sur les lieux.
Le corps a été transféré à la morgue de l’hôpital de Bubanza. L’auteur, NDAYIKENGURUKIYE Samuel, a été maîtrisé par des habitants, puis remis aux forces de sécurité de Musigati.
🔶 Circulation préoccupante d’armes blanches.
Ce crime a provoqué une vive indignation au sein de la population locale. De sérieuses interrogations subsistent quant au fait qu’un membre des Imbonerakure circulait armé d’un couteau dissimulé, sans justification légale apparente.
Selon plusieurs témoignages concordants, le port d’armes blanches par des membres des Imbonerakure est devenu récurrent, contribuant à l’instauration d’un climat d’intimidation, de peur et de violence, parfois au prix de vies humaines.
La population locale exige que toute la lumière soit faite sur cette affaire et appelle à des poursuites judiciaires effectives, sans considération d’appartenance politique ni protection institutionnelle, conformément aux principes de l’État de droit.
🔶 Appel à l’action.
L’Organisation King Umurundi Freedom appelle :
● à l’ouverture immédiate de poursuites judiciaires effectives contre l’auteur ;
● à la fin de toute forme de protection politique ou institutionnelle entravant l’application de la loi