View Site in Français 🇫🇷 | English 🇺🇸

View Site in Français 🇫🇷 | English 🇺🇸

Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies – 63ᵉ session

Dialogue interactif sur la situation des droits humains au Burundi – septembre 2026

La FIDH, ainsi que ses organisations membres et partenaires au Burundi, la Ligue ITEKA et King Umurundi Freedom, tiennent à remercier le Rapporteur spécial sur la situation des droits humains au Burundi pour le travail accompli depuis le début de son mandat.

Nos organisations souhaitent également porter à l’attention du Conseil des droits de l’Homme les préoccupations suivantes concernant la situation des droits humains au Burundi, à l’approche de l’élection présidentielle prévue en mai 2027.

Une dégradation préoccupante de la situation des droits humains

La situation des droits humains au Burundi demeure préoccupante et les informations dont disposent nos organisations font état d’une dégradation du contexte à mesure que se rapproche l’échéance électorale de mai 2027.

Nos organisations documentent notamment des exécutions sommaires, des enlèvements et des disparitions forcées, visant principalement des membres de l’opposition ainsi que des militaires retraités.

Le contexte dans lequel se sont déroulées les élections législatives, communales et collinaires de 2025, ainsi que les actes de répression rapportés au cours de cette période, font craindre une intensification des violations des droits humains à l’approche de l’élection présidentielle.

La situation sécuritaire régionale constitue également un facteur de préoccupation. Le conflit armé en République démocratique du Congo voisine, ainsi que les activités de groupes armés, notamment celles attribuées au mouvement Red Tabara, constituent des facteurs de risque susceptibles d’affecter le contexte sécuritaire et la tenue d’un processus électoral apaisé au Burundi.

Lutter contre l’impunité et renforcer l’État de droit

L’impunité persistante et le manque d’indépendance de certaines institutions chargées de garantir l’État de droit demeurent des obstacles importants à la redevabilité et à la protection effective des droits humains.

Nos organisations appellent à renforcer les mécanismes permettant de garantir que les violations des droits humains fassent l’objet d’enquêtes indépendantes, impartiales et effectives, et que les responsables présumés puissent être traduits devant la justice dans le respect des normes internationales.

La situation des réfugié·es et des ressortissant·es burundais·es dans la région

Nos organisations sont également particulièrement préoccupées par la situation des réfugié·es burundais·es rapatrié·es depuis la Tanzanie, notamment lorsque ces retours ne seraient pas pleinement volontaires. Certaines personnes font état de craintes de persécution à leur retour au Burundi.

La situation des ressortissant·es burundais·es au Kenya est également source de préoccupation. Les mesures ou directives demandant à des ressortissant·es étranger·ères exerçant de petites activités commerciales de cesser leurs activités suscitent des inquiétudes quant à leurs conséquences sur les moyens de subsistance et les droits des personnes concernées, dans un contexte régional marqué par une montée des sentiments et discours anti-migrants.

Renouveler le mandat du Rapporteur spécial

Dans ce contexte, il est crucial que le Conseil des droits de l’Homme renouvelle le mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits humains au Burundi.

Il est également essentiel que le Rapporteur spécial puisse poursuivre et renforcer son suivi de la situation des droits humains au Burundi, notamment à travers des consultations régulières avec la société civile burundaise, y compris les organisations de défense des droits humains et les défenseur·es des droits humains en exil.

Nos organisations appellent également les autorités burundaises à garantir au Rapporteur spécial un accès effectif au pays, afin qu’il puisse exercer pleinement son mandat, dialoguer avec les différentes parties prenantes et évaluer directement la situation des droits humains.

Maintenir l’attention internationale sur le Burundi

Au regard de la situation, la FIDH, la Ligue ITEKA et King Umurundi Freedom appellent le Conseil des droits de l’Homme à poursuivre son examen de la situation des droits humains au Burundi et à maintenir un suivi international étroit, notamment dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027.

Le maintien d’un mécanisme international de suivi demeure essentiel pour documenter les violations, lutter contre l’impunité, soutenir les victimes et contribuer à la protection des droits humains de toutes et tous au Burundi.

Nos organisations appellent ainsi le Conseil à renouveler et renforcer le mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits humains au Burundi et à maintenir son engagement en faveur de la protection des droits humains et de la lutte contre l’impunité dans le pays. 

PARTAGEZ CETTE INFORMATION AVEC D’AUTRES