Où est Désiré NDAYISENGA ?
Depuis la nuit du 27 juillet 2025, cette question hante la famille, les proches et les habitants de la commune Kayanza. Désiré NDAYISENGA, ancien militaire burundais âgé de 48 ans, est porté disparu dans des circonstances troubles, laissant craindre un enlèvement ou une disparition forcée.
🔶 Profil de la personne disparue
Désiré NDAYISENGA est un militaire retraité, ayant quitté les rangs de l’armée en 2022. Après sa retraite, il s’était réinstallé sur la colline Kirema, en zone et commune Kayanza, dans la province de Butanyerera, où il menait une vie civile discrète.
Selon ses proches, il n’était impliqué dans aucune activité criminelle connue et ne faisait l’objet d’aucune procédure judiciaire à leur connaissance.
🔶 Les circonstances de la disparition
Les faits se sont produits dans la soirée du dimanche 27 juillet 2025, dans un lieu communément appelé “au barrière”, situé dans la commune Kayanza. Ce soir-là, Désiré NDAYISENGA se trouvait en compagnie d’autres personnes, consommant des boissons, dans une atmosphère ordinaire.
Il était arrivé sur les lieux à bord de sa motocyclette personnelle, qu’il utilisait régulièrement pour ses déplacements. Cette moto, immatriculée GA 1259, est aujourd’hui introuvable, au même titre que son propriétaire.
Aux environs de 20 heures, Désiré aurait informé les personnes présentes qu’un ami venait de le contacter pour lui demander de passer le chercher avec sa moto. Des témoignages concordants indiquent qu’à ce moment précis, il échangeait des messages via l’application WhatsApp avec cet interlocuteur, dont l’identité demeure inconnue à ce jour.
Peu après, Désiré a quitté les lieux seul, affirmant qu’il allait retrouver cette personne. Ce fut la dernière fois qu’il a été vu.
🔶 Disparition totale et silence inquiétant
Depuis ce départ, Désiré NDAYISENGA n’a plus donné aucun signe de vie.
Son téléphone portable est injoignable, aucune communication n’a été établie, et aucune trace de sa moto n’a été retrouvée. Cette disparition soudaine et totale a immédiatement suscité l’inquiétude de ses proches.
🔶 Soupçons d’un piège prémédité
Des informations recueillies ultérieurement par des proches et des sources locales laissent penser que Désiré NDAYISENGA aurait été attiré dans un piège soigneusement préparé. Selon ces éléments, des agents des services de renseignement, qui seraient venus spécialement de la ville de Bujumbura, l’auraient attendu et interpellé de force, avant de l’emmener vers une destination inconnue, avec sa motocyclette.
Bien que ces informations n’aient pas encore été confirmées par une source officielle, elles renforcent les craintes d’une opération menée en dehors de tout cadre légal, sans mandat connu ni information à la famille.
🔶 Aucune information officielle à ce jour
À l’heure actuelle, aucune autorité administrative, judiciaire ou sécuritaire n’a communiqué sur :
● les raisons de l’interpellation présumée de Désiré NDAYISENGA,
● son lieu de détention éventuel,
● ou son état de santé.
Cette absence totale d’informations alimente une angoisse croissante au sein de sa famille et de la population locale.
Appel pressant aux autorités compétentes
La famille, les amis et les connaissances de Désiré NDAYISENGA lancent un appel pressant aux autorités burundaises, en particulier aux services de sécurité et aux instances judiciaires, afin que :
● la localisation de Désiré NDAYISENGA soit rendue publique sans délai,
● et que ses droits fondamentaux soient pleinement respectés, conformément à la loi et aux engagements du Burundi en matière de droits humains.
Ils rappellent que nul citoyen ne devrait être privé de liberté sans procédure légale, ni maintenu dans un lieu de détention tenu secret.
🔶 Une inquiétude plus large
Cette disparition intervient dans un contexte national marqué par des signalements répétés de disparitions et d’enlèvements impliquant des civils et d’anciens membres des forces de défense. Les défenseurs des droits humains craignent que de telles pratiques, si elles se confirment, portent gravement atteinte à l’État de droit, à la sécurité des citoyens et à la confiance envers les institutions.