NYANDWI Bosco, surnommé NTACO, 45 ans, marié et père de 12 enfants, a été enlevé mardi 30 décembre 2025 au matin, alors qu’il se rendait à Bubanza (ouest du Burundi) pour une affaire de litige foncier. Il réside à Kirekura, dans la commune Ntahangwa, actuelle province de Bujumbura.
🔶️ Enlevé alors qu’il partait au tribunal
Les faits ont eu lieu vers 7h45. La victime attendait un moyen de transport sur la route menant à Bubanza lorsqu’un véhicule de type double cabine, blanc et sans plaques apparentes, s’est arrêté. Six hommes s’y trouvaient, dont quatre en uniforme de police et deux en tenu civil.
Les agents l’auraient interpellé sans présenter de mandat, avant de l’embarquer de force en direction du centre-ville de Bujumbura, dans un lieu connu localement sous le nom de « ku muzinda ».
🔶️ Un Imbonerakure cité dans l’affaire
Selon plusieurs témoins, un Imbonerakure (membre de la ligue des jeunes du CNDD-FDD, parti au pouvoir) de la localité, SIBOMANA Jean de Dieu, aurait été aperçu plus tôt près du domicile de la victime, téléphone à la main. Il aurait semblé suivre les déplacements de NYANDWI Bosco.
🔶️ Quand des habitants disent trop c’est trop
Après l’enlèvement, des habitants ont appréhendé SIBOMANA et l’ont conduit au commissariat, où ils ont été reçus par un commissaire identifié sous le nom de Claude.
Des noms cités, mais peu d’éclaircissements
Entendu par la police, SIBOMANA aurait reconnu avoir été en contact avec les auteurs présumés de l’enlèvement. Il a notamment cité :
1.Pacifique BIGIRIMANA, militaire,
2.Amos NIYOKWIZERA, Imbonerakure connu dans la localité
Il n’a toutefois pas révélé l’identité des commanditaires. Des soupçons laissent penser que certains des civils présents dans le véhicule pourraient être ces personnes citées.
🔶️ Une disparition toujours inexpliquée
Ce jeune Imbonerakure est actuellement détenu à « ku muzinda ».
Le sort de NYANDWI Bosco demeure inconnu, alimentant inquiétude et colère au sein de la communauté qui exige des explications rapides des autorités sécuritaires. L’affaire pourrait être liée au différend foncier qui opposait la victime à d’autres parties.
Appel aux autorités compétentes
L’organisation King Umurundi Freedom appelle la CNIDH (Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme) à se saisir urgemment du dossier, afin de garantir la sécurité de l’intéressé et d’éviter tout risque de disparition forcée.