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Bujumbura — Nuit de chaos : un colonel de police tire sur un officier de l’armée.

Une dispute qui dégénère au Bar Natal

Un grave incident a éclaté dans la soirée du 2 janvier 2026, vers 20 heures, au Bar Natal, près de l’Hôpital militaire de Kamenge, au nord de Bujumbura, la capitale commerciale du pays.

Un colonel de police, BIGIRIMANA Célestin, alias NDARASA, a tiré sur l’officier de l’armée Emmanuel NIZIBIZI après une violente dispute.

Les deux officiers se trouvaient ensemble, accompagnés du colonel de police Innocent NDITONZE, responsable des OPJ (Officiers de la Police Judicaire) au siège du service national des renseignements.

Une conversation sensible… puis une tension qui monte

Autour d’un verre, les trois hommes discutaient du cas d’une femme récemment arrêtée et emprisonnée.
Selon plusieurs sources, elle aurait été incarcérée dans des conditions difficiles, peu après avoir perdu son enfant, tout en devant encore s’occuper de ses deux autres enfants malades.

La discussion portait sur la manière de l’aider à obtenir une libération. Les détails sur ce dossier restent encore flous et devront être éclaircis par des enquêtes ultérieures.

C’est alors que le ton est monté.
Le colonel de police NDARASA a reproché à son collègue NIZIBIZI d’aborder le sujet devant le colonel de police NDITONZE, qu’il jugeait « peu expérimenté » et incapable d’intervenir utilement, malgré son rôle clé à la tête des Officiers de ma Police Judiciaire.

Kalachnikov, puis le pistolet

La dispute s’est transformée en affrontement.
Selon des témoins, le colonel de police NDARASA a tenté de saisir une Kalachnikov appartenant à son escorte, avec l’intention d’ouvrir le feu sur le colonel NIZIBIZI.

Ce dernier a réagi immédiatement, et une lutte s’est engagée pour le contrôle de l’arme. Maîtrisé, NDARASA a finalement abandonné la Kalachnikov… avant de sortir son pistolet.

Il a alors tiré deux coups, touchant grièvement le colonel NIZIBIZI.
Le blessé a été évacué d’urgence vers l’Hôpital militaire, où il est actuellement pris en charge.

Une affaire qui interroge sur la discipline et l’impunité.

Cet incident relance le débat sur l’usage des armes au sein des forces de sécurité et sur la discipline des agents censés protéger la population.

En principe, le colonel NDARASA aurait dû être immédiatement interpellé pour tentative d’assassinat. Toutefois, l’impunité persistante, que nous dénonçons sans relâche, laisse planer le doute sur toute possibilité de sanction à son égard.