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Alerte sur des conditions de détention inhumaines et des soupçons de corruption au BSR.

Une vive alerte est lancée concernant la situation des détenus au Commissariat municipal de la police de Bujumbura, communément appelé BSR, placé sous l’autorité du commissaire, colonel de police Édouard Mukoko. Des sources concordantes dénoncent des conditions de détention extrêmement préoccupantes, marquées par une surpopulation critique et de graves atteintes aux droits humains.

Selon les informations recueillies, les locaux du BSR, répartis entre sections pour hommes, femmes et enfants, sont largement surpeuplés. De nombreux détenus ne disposeraient d’aucun dossier judiciaire, laissant penser qu’ils ont été arrêtés arbitrairement puis oubliés. Certains seraient contraints de passer la nuit debout, faute d’espace.

Les conditions sanitaires sont décrites comme alarmantes : absence d’accès à l’eau, toilettes hors d’usage car saturées, et une insalubrité généralisée accompagnée d’odeurs insupportables. Cette situation ferait craindre pour la vie des détenus si aucune intervention urgente n’est engagée.

Par ailleurs, plusieurs témoignages évoquent des pratiques de corruption systématiques. Il est allégué que des arrestations massives sont menées dans différents quartiers de la ville, y compris au sein des ménages et parmi les enfants des rues. Les personnes interpellées seraient ensuite transférées au BSR, où leur libération dépendrait du paiement de pots-de-vin.

                     

Des sources affirment que ces pratiques se dérouleraient avec la complicité présumée du responsable du BSR, le colonel de police Édouard Mukoko, accusé de tolérer, voire d’encourager ces arrestations dans le but d’en tirer des gains financiers illicites. Malgré la saturation des lieux, les forces de l’ordre continueraient d’acheminer de nouveaux détenus, aggravant davantage une situation déjà critique.

Certains agents sur place expriment leur inquiétude face au risque de pertes en vies humaines si aucune mesure urgente n’est prise.

Face à cette situation, un appel pressant est adressé au ministère de la Justice ainsi qu’aux autorités compétentes afin qu’ils interviennent sans délai pour améliorer les conditions de détention et mettre fin aux pratiques dénoncées.

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