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Mise à jour — Jean Claude retrouvé sans vie après quelques jours de disparition

Nous avons appris avec une profonde tristesse que la personne portée disparue a été retrouvée sans vie.

Il s’agit de NSHIMIRIMANA Jean Claude, dont nous avions signalé la disparition le 28 septembre 2026, après trois jours sans nouvelles. Il avait quitté son domicile le 25 septembre 2026 pour se rendre à Gitega, où une réunion était prévue.

Sur le plan politique, nous avions indiqué qu’il était membre du parti CNDD-FDD. Il était un Imbonerakure connu et particulièrement actif au sein du parti, ce qui lui avait notamment permis d’obtenir un poste au sein de l’Agence Burundaise de l’Hydraulique et de l’Assainissement en Milieu Rural (AHAMR).

Il y occupait le poste de Chef de Service Appui aux Associations Communautaires, au sein de la Direction Technique de l’Hydraulique, et était également président du Conseil d’entreprise.

Par ailleurs, il était chargé de la sécurité au sein de l’église catholique située à Kuwinterekwa, à Bujumbura.

Le corps de Jean Claude retrouvé

C’est hier, 30 septembre 2026, que le corps de NSHIMIRIMANA Jean Claude a été retrouvé dans une rivière à Makamba, une rivière qui, selon l’ancienne délimitation administrative, sépare les provinces de Makamba et de Bururi.

Le corps présentait des signes pouvant laisser penser que la victime aurait été violemment agressée. La bouche était notamment gravement blessée et fortement enflée, comme si la victime avait reçu de violents coups portés avec un objet. Son visage était également très enflé. Toutefois, le corps ne présentait pas encore un état avancé de décomposition.

Le corps a été retiré de la rivière par des agents de la Croix-Rouge, puis transporté à la morgue de l’Hôpital de Makamba, où il se trouve toujours à ce jour.

🔶 Quelles suites donner aux investigations ?

Le premier élément important déjà établi concerne le téléphone de Jean Claude.

Le jour de sa disparition, vendredi 25 septembre 2026, son téléphone continuait à sonner, mais personne ne répondait aux appels. Selon les éléments dont nous disposons, le téléphone était alors localisé dans le secteur de Musaga, à Bujumbura.

Le lendemain, samedi 26 septembre 2026, le téléphone de Jean Claude aurait également continué à être localisé dans le secteur de Musaga, à Bujumbura.

La situation aurait changé le dimanche 27 septembre 2026. Ce jour-là, le téléphone de Jean Claude aurait été localisé au centre de Bururi, dans la commune de Bururi, province de Burunga. C’est également dans cette zone que le téléphone de la victime aurait été localisé pour la dernière fois.

Ces éléments pourraient laisser penser que les personnes qui retenaient Jean Claude l’auraient déplacé de Musaga vers Bururi, avant de le tuer et de jeter son corps dans la rivière. Cette hypothèse doit toutefois être vérifiée et établie par une enquête approfondie.

Ces données constituent donc des éléments importants qui devraient être exploités dans le cadre des investigations.

L’appel concernant le trajet vers Gitega

Un autre élément particulièrement important, qui mérite également une attention particulière dans le cadre de l’enquête, concerne la personne qui avait appelé NSHIMIRIMANA Jean Claude pour lui annoncer qu’une voiture pouvait lui servir de moyen de transport (« lift ») jusqu’à Gitega, où il devait participer à une réunion prévue.

Un élément qui soulève des interrogations est que cette personne, dont nous nous réservons pour le moment le droit de révéler l’identité, aurait indiqué à Jean Claude que le véhicule n’emprunterait pas l’itinéraire habituel par Bugarama (RN1), mais passerait plutôt par Buhonga-Jenda, en passant par Musaga (RN7).

Une question mérite donc d’être posée : pourquoi emprunter la RN7 alors que l’itinéraire habituel vers Gitega passe par la RN1 ?

Cet élément devrait faire l’objet d’investigations approfondies dans le cadre de l’enquête sur la mort de NSHIMIRIMANA Jean Claude.

Il convient notamment de déterminer pour quelle raison cette personne lui aurait indiqué un itinéraire inhabituel par Jenda, alors que Jean Claude n’est finalement pas arrivé à Gitega.

Il importe également d’établir les circonstances dans lesquelles son téléphone a été localisé à Musaga pendant deux jours, alors que personne ne répondait aux appels.

Nous demandons une enquête approfondie

À ce stade, notre organisation ne dispose pas d’informations permettant d’établir avec certitude les raisons pour lesquelles l’Imbonerakure NSHIMIRIMANA Jean Claude aurait été tué.

Nous demandons donc avec insistance qu’une enquête approfondie, indépendante et transparente soit menée afin d’établir les circonstances exactes de sa mort, d’identifier les personnes responsables et de déterminer les motifs de cet assassinat.

Les différents éléments disponibles, notamment les données relatives à son téléphone, ses déplacements présumés ainsi que les informations concernant le trajet prévu vers Gitega, devraient être examinés de manière rigoureuse par les enquêteurs.

Nous appelons les autorités chargées de la sécurité et, plus largement, les services de police compétents, à mettre tout en œuvre afin que la vérité soit établie et que les responsabilités soient clairement déterminées.

Nous présentons nos sincères condoléances à la famille de NSHIMIRIMANA Jean Claude et à ses proches. Que Dieu accueille son âme.

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