Des habitants de la zone Mwaro, commune Mwaro, province de Gitega, dénoncent les agissements de UWAYEZU Jean Claude, responsable du CNDD-FDD au niveau du quartier Kagoma. Il exerce également les fonctions de chef du service de santé de la zone de Mwaro.
Selon les témoignages recueillis par King Umurundi Freedom, UWAYEZU Jean Claude est régulièrement accusé d’adopter un comportement violent et intimidant, en particulier dans plusieurs débits de boissons de la localité. Il se montrerait agressif aussi bien envers les propriétaires des établissements qu’envers leurs clients. Il invoquerait fréquemment son statut au sein des autorités pour consommer sans payer. Lorsque les gérants réclament le paiement, il engagerait des altercations avec eux. Si la situation tourne à son désavantage, il ferait ensuite appel à la police.
Les habitants rapportent qu’il menace régulièrement les tenanciers de bars en déclarant : « Nous sommes les autorités. Servez-nous et inscrivez la facture. Nous paierons plus tard. »
Les habitants indiquent également qu’il exige parfois que des clients présents dans les bars lui offrent des boissons alcoolisées. Ceux qui refusent deviendraient ensuite la cible de ses intimidations.
A titre d’exemple, les habitants citent un incident survenu le 13 juin 2026. Ce jour-là, UWAYEZU Jean Claude serait entré dans un débit de boissons en déclarant qu’il venait d’être désigné responsable du parti CNDD-FDD au niveau du quartier. Lorsqu’un citoyen lui aurait répondu que cette fonction ne lui donnait aucun privilège particulier, UWAYEZU l’aurait immédiatement agressé physiquement. Selon les témoins, le citoyen se serait défendu et serait parvenu à le maîtriser. Malgré cela, c’est ce dernier qui aurait été arrêté puis placé en détention.
Les habitants rapportent également que, lors de ce même incident, UWAYEZU Jean Claude aurait violemment frappé NDAYIRAGIJE Potien, vice-responsable du quartier Kagoma, qui tentait de calmer la situation. La victime aurait été projetée au sol et aurait subi une fracture de la jambe. À ce jour, elle serait toujours hospitalisée à Tanganyika Care, à Bujumbura.
En conclusion, les habitants de la zone Mwaro demandent aux autorités compétentes de prendre les mesures qui s’imposent afin de mettre fin aux actes d’intimidation, de violence et d’abus de pouvoir qui lui sont reprochés et qui, selon eux, compromettent leur sécurité.