« Nous avons contribué financièrement, mais nous avons l’impression que notre argent a disparu. »
Tel est le principal grief exprimé par des riziculteurs membres de la Société Régionale de Développement de l’Imbo (SRDI) sur la colline Mpanda, village 5, en zone Buringa, commune Mpanda, province de Bujumbura.
Selon les informations recueillies auprès de ces agriculteurs, M. NSENGIYUMVA Mujos, responsable de l’organisation des producteurs dans ce village, aurait procédé, au cours du mois de juin 2025, à une collecte de fonds auprès des membres de la communauté pour financer l’installation de poteaux destinés à l’éclairage public du village.
Les riziculteurs affirment que chaque ménage avait été contraint de verser une contribution de 70 000 francs burundais (FBu). Cette somme devait, selon les explications qui leur avaient été fournies, servir à l’achat de poteaux pour l’installation d’un système d’éclairage destiné à sécuriser et éclairer le village pendant la nuit.
Cependant, plus d’un an après cette collecte, les habitants indiquent qu’aucun poteau n’a été installé et qu’aucune réalisation concrète en lien avec le projet annoncé n’est visible sur le terrain.
Les plaignants se disent d’autant plus préoccupés qu’ils auraient récemment appris que M. NSENGIYUMVA Mujos envisagerait de procéder à une nouvelle collecte de fonds pour le même projet, alors que le sort des sommes déjà versées demeure inexpliqué.
Les habitants demandent que toute la lumière soit faite sur la gestion des contributions collectées en juin 2025. Ils réclament un état détaillé des fonds perçus ainsi que des explications sur les raisons pour lesquelles le projet annoncé n’a jamais été mis en œuvre.
Plusieurs sources locales affirment également que les personnes qui tentent d’interroger publiquement les responsables sur l’utilisation de ces fonds feraient l’objet d’intimidations et de menaces visant à les dissuader de poursuivre leurs démarches.
Face à cette situation, les habitants appellent les autorités administratives et les organes compétents à diligenter une enquête afin de vérifier les allégations de mauvaise gestion ou de détournement des fonds collectés et, le cas échéant, d’établir les responsabilités conformément à la loi.
L’Organisation King Umurundi Freedom demande aux autorités concernées de garantir la transparence dans la gestion des contributions communautaires, de protéger les citoyens qui dénoncent d’éventuelles irrégularités et de veiller à ce que toute personne impliquée dans des actes de mauvaise gestion réponde de ses actes devant la justice.