Les détenus incarcérés dans plusieurs prisons du Burundi tirent la sonnette d’alarme face à une situation alimentaire de plus en plus critique.
Depuis plusieurs jours, voire des semaines, ils affirment ne plus recevoir de nourriture suffisante, les exposant à une faim extrême. Les témoignages proviennent notamment des établissements pénitentiaires de Ngozi, Muramvya, Gitega, Mpimba (Bujumbura) et Murembwe (Rumonge). Selon ces détenus, cela fait près de deux semaines, depuis le 11 mars 2026, qu’ils ne reçoivent plus de farine, aliment de base.
Actuellement, ils ne disposent que de haricots, en quantités très limitées et souvent avariés, ce qui pousse certains à renoncer à les consommer. Cette pénurie alimentaire engendre de graves souffrances parmi les détenus. La situation est d’autant plus préoccupante que nombre d’entre eux sont incarcérés loin de leurs familles, ce qui les prive de tout soutien extérieur en cette période difficile. Les détenus dénoncent également le manque de réponses claires de la part des autorités pénitentiaires, qui affirment ne pas savoir quand l’approvisionnement en vivres sera rétabli.
Face à cette situation alarmante, les détenus lancent un appel pressant aux autorités compétentes ainsi qu’aux organisations humanitaires, afin qu’une aide alimentaire urgente leur soit apportée dans les plus brefs délais.