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Alerte sur des activités paramilitaires signalées à Ruyigi

Dans le cadre du programme UMUSEKE, des organisations de défense des droits humains, dont la Ligue Burundaise des droits de l’homme Iteka et King Umurundi Freedom, tirent la sonnette d’alarme face à des activités paramilitaires en cours dans l’est du Burundi.

Selon leurs informations, une formation paramilitaire se déroule depuis le début du mois de mars 2026 au centre semencier de Kigarika, situé sur la colline Ngarama, dans la commune et province de Ruyigi (Buhumuza). Ce site, habituellement dédié à des activités agricoles, aurait été réaffecté pour accueillir ces entraînements.

Les bénéficiaires de cette formation seraient composés d’ex-combattants démobilisés, de jeunes Imbonerakure ainsi que de recrues étrangères. Certaines sources évoquent la présence de personnes parlant le kinyarwanda, le kiswahili et le lingala, ce qui soulève des interrogations sur une éventuelle implication d’éléments étrangers dans ce programme.

D’après des informations recueillies sur place, les recrues suivraient des formations au maniement des armes, incluant le démontage et remontage rapide de fusils, ainsi que l’utilisation d’explosifs. Le ravitaillement du site serait assuré par des camions militaires, tandis que les infrastructures existantes, notamment des hangars de stockage de vivres, auraient été vidées pour servir à cette formation.

Les organisations indiquent également qu’un bataillon d’environ 200 recrues, encadré par plusieurs dizaines d’instructeurs issus d’anciens combattants, serait actuellement en formation. Initialement prévue pour plusieurs bataillons, cette formation aurait été réorganisée en plusieurs phases sur une période pouvant s’étendre jusqu’à neuf mois.

Face à ces éléments, la Ligue Iteka et King Umurundi Freedom expriment leur vive préoccupation quant aux risques sécuritaires que ces activités pourraient engendrer, tant au niveau national que régional, dans un contexte déjà marqué par des tensions dans la région des Grands Lacs.

Ces organisations, représentées respectivement par Anschaire Nikoyagize (Ligue Iteka) et Vianney Nizigiyimana (King Umurundi Freedom), appellent les autorités burundaises à sortir de leur silence et à clarifier les objectifs de ces formations, notamment en ce qui concerne la présence présumée de recrues étrangères. Par ailleurs, elles exhortent les partenaires techniques et financiers du Burundi, ainsi que la communauté internationale, à suivre de près l’évolution de cette situation afin de prévenir toute escalade de l’insécurité.

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