Dans la zone Musaga, les citoyens exerçant le métier de transport de personnes à moto dénoncent de graves abus dont ils seraient victimes depuis plusieurs jours.
Selon leurs témoignages, ces motards subissent des intimidations, des violences et des arrestations arbitraires menées par des Imbonerakure agissant en collaboration avec des individus qui se présentent comme travaillant à la Présidence de la République. Face à cette situation, les victimes s’interrogent : pour quels motifs sont-elles arrêtées et qui commandite ces agissements ?
D’après les habitants de la zone Musaga, un Imbonerakure connu sous le nom de Régis, affirmant travailler à la Présidence, opère avec d’autres Imbonerakure identifiés, dont Cedrick Ishimwe. Ensemble, ils auraient mis en place un système de harcèlement et d’extorsion ciblant les motards.
Ces actions se dérouleraient avec l’appui d’un militaire nommé Aimé, bien connu à Musaga, qui prétend appartenir au service de renseignement militaire.
Les Imbonerakure utiliseraient régulièrement un véhicule pick-up attribué à un colonel de police nommé Josias, lui aussi présenté comme travaillant à la Présidence et souvent aperçu en compagnie de ces Imbonerakure. À bord de ce véhicule, ils se rendent sur le parking des motards, communément appelé chez Ruhara, où ils exigent des sommes d’argent en affirmant agir sur ordre de leurs supérieurs.
Tout motard refusant de payer est alors accusé de trafic de carburant de contrebande, une accusation utilisée comme prétexte pour procéder à son arrestation.
Cette situation plonge les motards dans un climat de peur permanente. Beaucoup affirment exercer leur activité sous pression, estimant être victimes d’une extorsion organisée, alors qu’ils tentent simplement de gagner leur vie honnêtement.
🔶 Des détentions dénoncées comme injustes
Le vendredi 26/12/2025, les Imbonerakure dirigés par Régis se sont rendus au parking des motards à bord du pick-up mentionné ci-dessus et ont exigé de l’argent. Les motards présents ont collectivement refusé de s’exécuter. En réaction, trois d’entre eux ont été arrêtés et conduits au cachot de la zone Musaga, où ils ont été accusés de vente de carburant de contrebande.
À ce jour, ces trois citoyens sont toujours détenus. Leurs collègues et d’autres habitants de Musaga demandent leur libération immédiate, estimant qu’ils sont victimes d’une injustice flagrante. Ils appellent également à la fin des violences, des intimidations et des arrestations arbitraires visant des citoyens qui ne cherchent qu’à subvenir aux besoins de leurs familles grâce au transport à moto.