KAZUNGU Joseph, un citoyen burundais âgé de 38 ans, est porté disparu depuis cinq jours. Selon les informations recueillies, il aurait été contacté par un agent des services de renseignement et n’a plus été revu depuis.
Originaire du quartier Gituro, zone Kamenge, commune Ntahangwa, KAZUNGU Joseph vit désormais au quartier Asiatique, dans la même ville de Bujumbura. Il est indépendant et exploite un petit hôtel dans le quartier Kamenge, situé à proximité de la route principale RN1. Il travaille également comme commissionnaire de véhicules dans la ville.
Il est à noter que KAZUNGU Joseph a déjà été voisin de l’agent des services de renseignement Joseph Mathias NIYONZIMA, surnommé “Kazungu”. Tous deux habitaient autrefois le quartier Gituro, mais ont depuis déménagé : KAZUNGU Joseph vers le quartier Asiatique, et M. NIYONZIMA vers le quartier Carama. Bien qu’ils ne vivent plus sous le même toit, leurs anciennes maisons étaient sur la même rue.
La convocation qui a précédé sa disparition
Le jeudi 28 novembre 2024, KAZUNGU Joseph a été contacté par téléphone par l’agent NIYONZIMA, qui lui a demandé de se rendre à son bureau, au siège principal des services de renseignement à Bujumbura, près de la Cathédrale Regina Mundi.
Ne se sentant coupable d’aucun acte et connaissant l’agent qui l’appelait, KAZUNGU Joseph s’est rendu sur place avec son véhicule personnel, un VOX. Depuis ce jour, personne ne sait où il se trouve. Son téléphone reste éteint et on ignore également ce qu’il est advenu de son véhicule.
Les amis et proches de KAZUNGU Joseph, très inquiets, ont tenté de se renseigner auprès des services de renseignement, mais aucune information officielle ne leur a été donnée, ce qui accentue leurs craintes pour sa sécurité et son intégrité physique.
Appel urgent aux autorités
Face à cette situation préoccupante, ses proches et les défenseurs des droits humains lancent un appel urgent aux autorités compétentes et à la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) pour :
● Localiser KAZUNGU Joseph et informer sa famille de son état et de son lieu de détention ;
● Garantir sa sécurité et son intégrité physique ;
● Prévenir tout risque de mauvais traitement ou de disparition forcée.