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Assassinat brutal d’un civil par des Imbonerakure ‼️Mort tragique de NIBIZI Selapiyo

Un crime d’une extrême gravité, commis avec une violence inouïe, dans un contexte où la justice semble une fois de plus se détourner de ses responsabilités.

NIBIZI Selapiyo était un citoyen originaire de la colline Mihiza, zone Kiramira, commune Rugombo, province de Cibitoke (ancienne organisation administrative), aujourd’hui rattachée à la province de Bujumbura. Âgé de 47 ans, marié, il laisse derrière lui une épouse et quatre enfants.

🔶 Circonstances de la mort de NIBIZI Selapiyo.

Les faits se sont déroulés le samedi 17 janvier 2026.
Ce jour-là, Selapiyo a quitté son domicile pour se rendre au centre local de commerce et de rencontre situé à Cibitoke. C’est à cet endroit, communément appelé “ku rya mbere”, vers 18 heures, qu’il a été intercepté par trois Imbonerakure, parmi lesquels KWIZERIMANA Jacques, bien connu dans la localité et responsable dudit centre.

Les Imbonerakure ont arrêté Selapiyo, qui a tenté de poursuivre son chemin en expliquant sa destination.

Cette attitude a été interprétée comme un manque de respect. Ils se sont alors jetés sur lui et ont commencé à le rouer de coups, l’accusant de les avoir ignorés.

Des citoyens présents sont intervenus pour empêcher que les coups ne se poursuivent. Les Imbonerakure ont momentanément cessé les violences, tout en déclarant qu’ils allaient procéder à son arrestation.

Sous la conduite de KWIZERIMANA Jacques, Selapiyo a été ligoté à l’aide d’une corde, puis transporté à moto jusqu’au cachot du poste de police de Buhindo, toujours à Cibitoke.                                         

                                                                          

🔶 Torture et mise en scène d’un suicide

Selon les informations recueillies, dès son arrivée au cachot, Selapiyo a été violemment battu à nouveau par les Imbonerakure. Fait particulièrement grave, un policier chargé de la garde du cachot était présent, sans intervenir pour protéger la victime.

Selapiyo, ligoté et battu à plusieurs reprises, a succombé à ses blessures à l’intérieur du cachot. Après sa mort, les Imbonerakure auraient décidé de simuler un suicide en attachant une corde autour de son cou et en le suspendant.

Toutefois, cette version est largement contestée par la population. Les éléments observés sur le corps — pieds touchant le sol, position incompatible avec une pendaison, traces visibles de coups sur tout le corps, comme l’indiquent les images — rendent hautement improbable l’hypothèse d’un suicide.

🔶 Colère populaire et absence de justice.

Le lendemain, dimanche 18 janvier 2026, des citoyens indignés ont exigé l’arrestation des responsables, refusant catégoriquement la thèse officielle du suicide.
Le policier en charge du cachot a été brièvement interpellé, tout comme l’un des Imbonerakure impliqués, tandis que les autres ont pris la fuite. Des informations font cependant état d’une libération rapide des personnes arrêtées, alors qu’elles auraient dû être traduites en justice pour ces faits extrêmement graves.

Cette situation provoque une profonde indignation au sein de la population, qui réclame vérité, justice et responsabilité pour le meurtre de NIBIZI Selapiyo.

🔶Position de King Umurundi Freedom.

L’organisation King Umurundi Freedom condamne avec la plus grande fermeté cette nouvelle exécution extrajudiciaire attribuée aux Imbonerakure. Elle dénonce également le silence et la passivité des autorités, qui alimentent un climat d’impunité dangereux.

L’absence de justice face à de tels crimes constitue une menace grave pour l’État de droit et risque d’entraîner des conséquences durables pour la paix et la stabilité du Burundi.

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