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HAVYARIMANA Juliette introuvable après son arrestation.

Une affaire inquiétante vient une nouvelle fois jeter une lumière sombre sur les pratiques des services de sécurité burundais. HAVYARIMANA Juliette, citoyenne burundaise de 38 ans, a été arrêtée sans mandat, ni justification claire, et demeure introuvable depuis plus de six jours.

Originaire de la colline Nyakibingo, zone Kabuye, commune Tangara, dans l’ex-province de Ngozi (aujourd’hui Butanyerera), Juliette vivait au Rwanda depuis 2007. Elle y a fondé une famille en 2013 avec un citoyen rwandais, avec qui elle a eu quatre enfants.

🔶️ Une arrestation arbitraire et troublante.

Le 15 décembre 2025, elle revient au Burundi pour assister à une cérémonie familiale. Entrée par la commune de Kabarore, elle est interceptée peu après. Des sources fiables indiquent que le chauffeur du véhicule l’aurait dénoncée. Elle est ensuite remise au commissaire provincial de police, le Colonel Pascal NSHIMIRIMANA, qui l’aurait accusé verbalement d’atteinte à la sûreté du pays.

Depuis cette arrestation, aucune trace d’elle. Aucun mandat, aucun acte judiciaire, aucune information officielle. Lors de son interpellation, elle n’avait sur elle que ses effets personnels..

🔶️ Un climat de suspicion généralisée.

Il est important de rappeler que, ces derniers temps, dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes entre le Burundi et le Rwanda, tout citoyen burundais revenant du Rwanda est souvent perçu comme un espion potentiel par le gouvernement burundais. Une présomption lourde, sans base légale, qui alimente les arrestations arbitraires et les violations des droits humains.

🔶️ Une disparition aux relents de répression

Le silence des autorités et l’opacité des procédures laissent craindre une disparition forcée, pratique de plus en plus courante dans un climat sécuritaire marqué par la peur et l’impunité.

Nous exigeons que HAVYARIMANA Juliette soit localisée immédiatement, présentée publiquement, et que ses droits soient respectés.

Nous appelons également la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) à ouvrir une enquête urgente. Il en va de sa responsabilité et de la protection des droits humains au Burundi.

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