Pourquoi les bus de l’OTRACO ne desservent-ils plus le centre-ville de Bujumbura ?
L’organisation King Umurundi Freedom lance une série d’enquêtes sur la situation critique de l’OTRACO, la société de transport public, qui serait menacée de fermeture selon plusieurs sources internes.
L’OTRACO est actuellement dirigée par Mme Françoise Ngozirazana (ancienne gouverneure de Makamba), assistée par Jacques Niyibizi, Directeur Technique. Cependant, une confusion règne quant à celui qui prend réellement les décisions.
Mme Ngozirazana, nommée en avril 2025 pour remplacer Denis Bukuru, semble peu impliquée, laissant à Jacques Niyibizi le contrôle effectif de la gestion.
Avant la crise du carburant, l’OTRACO avait mis en place un service spécial pour soutenir le transport public en ville. Chaque jour, 10 bus circulaient le matin et 10 le soir. Pour cela, l’entreprise recevait 9 000 litres de carburant de la SOPEBU, à condition de soumettre un rapport détaillé de consommation.
Mais par décision unilatérale de Jacques Niyibizi, ce service a été suspendu. Selon nos enquêtes, il aurait estimé que ce système ne lui apportait aucun avantage personnel. Par conséquent, l’OTRACO a cessé de recevoir les 9 000 litres de carburant, aggravant ainsi ses difficultés.
Cette décision a également compromis les contrats de transport scolaire conclus avec plusieurs écoles telles que Saint-Esprit, Vugizo, SOS, Scheppers, Michel Archange, Indépendante ou Kamuri.
La décision de Niyibizi a provoqué une vive indignation parmi les employés, d’autant plus que de nombreux bus sont désormais hors service, conséquence directe d’une gestion jugée chaotique.
Dans la deuxième partie, nous reviendrons sur la manière dont Jacques Niyibizi aurait détourné les ressources de l’entreprise à son profit, plongeant l’OTRACO au bord de l’effondrement.